1981 : La voix du bon Dieu

   1 La voix du bon Dieu

   2 Au secours
   3 L'amour viendra

   4 Autour de moi

   5 Grand maman

   6 Ce n'était qu'un rêve

   7 Seul un oiseau blanc
   8 T'ire l'aiguille

   9 Les roses blanches

 

 

 

 

 

 

 

Lyrics/Tekst

 

 

La voix du bon Dieu

 

Les mots pour consoler les mots pour l'amitié
Ils sont encore plus beaux quand on peut les chanter
C'est un filtre magique
Ce don de la musique
C'est comme un grand cadeau
Que le ciel nous a fait

On a tous un peu la voix du bon dieu
Quand on rend les gens heureux
On a le cur loin du chagrin
Quand on a chante bien

Cette mélodie prise dans la vie
Avec un sourire ou deux
Dès qu'elle nous touche
On entend mieux la voix du bon dieu

Je n'aurais jamais cru
Que tant de gens perdus
Se cherchent des amis connus ou inconnus
Moi de toutes les forces que l'avenir me donne
Je veux leur apporter une chanson de plus

On a tous un peu la voix du bon dieu
Quand on rend les gens heureux
On a le cur loin du chagrin
Quand on a chante

On a tous un peu la voix du bon dieu
Quand on rend les gens heureux
On a le cur loin du chagrin
Quand on a chante bien

Cette mélodie prise dans la vie
Avec un sourire ou deux
Dès qu'elle nous touche
On entend mieux la voix du bon dieu

 

 

Au secours

 

Dans les journaux
Tous les pays du monde
Semblent en guerre
A la radio
On en reparle à toutes les heures
En disant qu'il n'y a rien a faire

Moi dans cette vie
Où je dois faire ma place au soleil
Le soir j'ai du mal
Seule à trouver enfin le sommeil
Et souvent j'ai très peur

Au secours !
Il me faut beaucoup d'amour
Pour comprendre ce qui se passe tout autour de moi
Au secours !
Dites-moi au moins qu'un jour
Les gens feront la paix entre eux et pour toujours

Plus de distance
Entre les pays du monde
Plus de frontières, plus de méfiance
Plus de douleur
Un seul but dans le cur
Entre amis, entre frères

Au secours !
Il me faut beaucoup d'amour
Pour comprendre ce qui se passe tout autour de moi
Au secours !
Dites-moi au moins qu'un jour
Les gens feront la paix entre eux et pour toujours.

 
 
L'amour viendra
 
Un jour l'amour viendra
Et qui vivra verra
Demain c'est loin de mes envies
Ma vie à moi c'est aujourd'hui

Joli sapin d'hiver
Mouette sur la mer
Tourner tourner à tous les vents
L'amour prendra son temps

J'ai tant de choses à voir
Et tant de choses à faire
Le monde s'ouvre devant moi
Je ne sais pas encore où commence la terre
Je ne sais pas ce que je crois
Je vis dans la ronde de mes images
Je fais des fleurs avec tous les nuages
Je découvre d'un regard nouveau
Tous les rêves de Marco Polo

Rêver, chanter, rêver
Courir apres l'été
Voilà voilà ma seule histoire
L'amour viendra plus tard
Voilà voilà ma seule histoire
L'amour viendra plus tard

J'ai tant de choses à voir
Et tant de choses à faire
Ma vie ne fait que commencer
J'ai des musiques au fond de toutes mes prières
J'ai des montagnes a espérer
Je suis comme un peintre aux couleurs nouvelles
Je peins le monde avec un arc-en-ciel
Et je veux conduire tous mes bateaux
Jusqu'a l'île de Monte-Cristo

Rêver, chanter, rêver
Courir apres l'été
Voilà voilà ma seule histoire
L'amour viendra plus tard
 
 
Autour de moi
 

Je reste dans un tout petit village
Près d'un grand fleuve merveilleux
Une vieille maison qui n'a pas d'âge
Autour de moi que des gens heureux

Dès le matin à mon réveil
Mon cur est plein plein de chansons
Je tourne en rond comme une abeille
Je ris et pleure sans raison

Moi j'ai besoin de terre et de soleil
D'un peu de pluie comme une fleur
Toutes les saisons pour moi sont pareilles
Ma vie s'écoule tout en douceur

Dès le matin à mon réveil
Mon cur est plein plein de chansons
Je tourne en rond comme une abeille
Je ris et pleure sans raison

Je vis dans un tourbillon de rêves
On me regarde sans rien comprendre
Moi je vais tous les jours aux manèges
Je vais et viens et recommence

Dès le matin à mon réveil
Mon cur est plein plein de chansons
Je tourne en rond comme une abeille
Je ris et pleure sans raison
Je ris et pleure sans raison.

 

 
Grand maman
 

Ce jour de nuages et de pluie
Ou pour le ciel tu es parti
Au devant d'un monde meilleur
J'avais des larmes plein le cur

En tremblant sur la tombe close
J'y ai déposé quelques roses
Un enfant doit souffrir un jour
J'ai compris que c'était mon tour

Grand maman que j'aimais tant
Toi qui aimais m'entendre chanter
Depuis déja trop longtemps tu n'es plus la
Pour m'écouter
Et simplement pour dire ton nom
Je te dédie cette chanson

Quand tu venais nous visiter
Toujours a la fin de l'été
Pour mon plaisir tu racontais
Tes histoires drôles d'autrefois

En retour je te chantais
Des chansons douces que tu aimais
Tu étais une grande Dame
Ton sourire venait de l'âme

Grand maman que j'aimais tant
Toi qui aimais m'entendre chanter
Depuis déja quelque temps tu n'es plus la
Pour m'écouter
Et simplement pour dire ton nom
Je te dédie toutes mes chansons.

 
 
Ce n'était qu'un rêve
 
Dans un grand jardin enchanté
Tout à coup je me suis retrouvé
e
Une harpe des violons jouaient
Des anges au ciel me souriaient
Le vent faisait chanter l'é
té 

Je marchais d'un pas si léger
Sur un tapis aux 
pétales de roses
Une colombe sur mon épaule
Dans chaque main une hirondelle
Des papillons couleurs pastel 

Ce n'était qu'un rêve
Ce n'était qu'un rêve
Mais si beau qu'il était vrai
Comme un jour qui se lève
Ce n'était qu'un rêve
Un sourire sur mes lèvres
Un sourire que j'ai gardé
Au-delà de mon rêve 

Le soleil et ses rayons 
d'or
Les fleurs dansaient sur un même accord
Des chevaux blancs avec des ailes
Semblaient vouloir toucher le ciel
Vraiment j'étais au pays des 
fées 

Ce n'était qu'un rêve
Ce n'était qu'un rêve
Mais si beau qu'il était vrai
Comme un jour qui se lève
Ce n'était qu'un rêve
Un sourire sur mes 
lèvres
Un sourire que 
j'ai gardé
Au-delà de mon rêve 

Ce n'était qu'un 
rêve
 
 

Seul un oiseau blanc

 

Seul un oiseau blanc
Connaît le cur de l'océan
Oui seul un oiseau blanc
Connaît le vent

Il a parcourut tous les ici tous les ailleurs
Pense a ce qu'il a vu d'en haut en quelques heures

Je suis comme la mer comme un pays d'ailleurs
Seul un oiseau blanc
Connaît mon cur
Seul un oiseau blanc
Me parle de mon âme
Seul un oiseau blanc
Me connaît vraiment

Je peux tout lui dire
Ce que je pense de plus fou
Qui pourrait faire sourire les gens chez-nous
Il est mon ami
Je n'ai pas peur de lui parler
Il gardera pour lui le nom de mon secret

Je suis comme la mer comme un pays d'ailleurs
Seul un oiseau blanc
Connaît mon cur
Seul un oiseau blanc
Me parle de mon âme
Seul un oiseau blanc
Me connaît vraiment.

 

 

T'ire l'aiguille´

 

Tire... tire... tire... l'aiguille, ma fille
Demain, demain tu te maries mon amie
Tire... tire... tire... l'aiguille, ma fille
Ta robe doit être finie
Sous tes doigts naissent des fleurs
Faites de paillettes de diamant
Le diadème d'oranger, porte-bonheur
Est entre les mains de ta maman

Laï Laï Laï Laï Laï Laï Laï Laï, tire tire l'aiguille ma fille
Laï Laï Laï Laï Laï Laï Laï Laï, tire tire l'aiguille ma fille !!

Ta chambre est couverte de petits bouts de soie
Le chat, sur le tapis s'en donne à cur-joie
Près du feu qui danse, le fauteuil se balance
Et berce ton père endormi
Ta maman, sans dire un mot
Achève de plier ton trousseau
Ton papa saura demain, après le bal
Qu'un mariage coûte... bien du mal

Laï Laï Laï Laï Laï Laï Laï Laï, tire tire l'aiguille ma fille
Laï Laï Laï Laï Laï Laï Laï Laï, tire tire l'aiguille ma fille !!

La lumière de la lampe fume et chancelle
Tes yeux se couvrent d'un rideau de dentelle
Ne les laisse pas se fatiguer mon amie
Demain il faut être jolie
Et quand l'orgue chantera
Lorsqu'enfin tu lui prendras le bras
Puissent des millions d'étoiles, au fil des heures
Semer votre route de bonheur

Laï Laï Laï Laï Laï Laï Laï Laï, tire tire l'aiguille ma fille
Laï Laï Laï Laï Laï Laï Laï Laï, tire tire l'aiguille ma fille !!

 

 

Les roses blanches

 

 

C'était un gamin, un gosse de Paris,
Pour famille il n'avait qu' sa mère
Une pauvre fille aux grands yeux rougis,
Par les chagrins et la misère
Elle aimait les fleurs, les roses surtout,
Et le cher bambin tous les dimanche
Lui apportait de belles roses blanches,
Au lieu d'acheter des joujoux
La câlinant bien tendrement,
Il disait en les lui donnant :

"C'est aujourd'hui dimanche, tiens ma jolie maman
Voici des roses blanches, toi qui les aime tant
Va quand je serai grand, j'achèterai au marchand
Toutes ses roses blanches, pour toi jolie maman"

Au printemps dernier, le destin brutal,
Vint frapper la blonde ouvrière
Elle tomba malade et pour l'hôpital,
Le gamin vit partir sa mère
Un matin d'avril parmi les promeneurs
N'ayant plus un sous dans sa poche
Sur un marché tout tremblant le pauvre mioche,
Furtivement vola des fleurs
La marchande l'ayant surpris,
En baissant la tête, il lui dit :

"C'est aujourd'hui dimanche et j'allais voir maman
J'ai pris ces roses blanches elle les aime tant
Sur son petit lit blanc, là-bas elle m'attend
J'ai pris ces roses blanches, pour ma jolie maman"

La marchande émue, doucement lui dit,
"Emporte-les je te les donne"
Elle l'embrassa et l'enfant partit,
Tout rayonnant qu'on le pardonne
Puis à l'hôpital il vint en courant,
Pour offrir les fleurs à sa mère
Mais en le voyant, une infirmière,
Tout bas lui dit "Tu n'as plus de maman"
Et le gamin s'agenouillant dit,
Devant le petit lit blanc :

"C'est aujourd'hui dimanche, tiens ma jolie maman
Voici des roses blanches, toi qui les aimais tant
Et quand tu t'en iras, au grand jardin là-bas
Toutes ces roses blanches, tu les emporteras".