Ce jour de nuages et de pluie
Ou pour le ciel tu es parti
Au devant d'un monde meilleur
J'avais des larmes plein le cur
En tremblant sur la tombe close
J'y ai déposé quelques roses
Un enfant doit souffrir un jour
J'ai compris que c'était mon tour
Grand maman que j'aimais tant
Toi qui aimais m'entendre chanter
Depuis déja trop longtemps tu n'es plus la
Pour m'écouter
Et simplement pour dire ton nom
Je te dédie cette chanson
Quand tu venais nous visiter
Toujours a la fin de l'été
Pour mon plaisir tu racontais
Tes histoires drôles d'autrefois
En retour je te chantais
Des chansons douces que tu aimais
Tu étais une grande Dame
Ton sourire venait de l'âme
Grand maman que j'aimais tant
Toi qui aimais m'entendre chanter
Depuis déja quelque temps tu n'es plus la
Pour m'écouter
Et simplement pour dire ton nom
Je te dédie toutes mes chansons.
Ce n'était qu'un rêve
Dans un grand jardin enchanté
Tout à coup je me suis retrouvée
Une harpe des violons jouaient
Des anges au ciel me souriaient
Le vent faisait chanter l'été
Je marchais d'un pas si léger
Sur un tapis aux pétales de roses
Une colombe sur mon épaule
Dans chaque main une hirondelle
Des papillons couleurs pastel
Ce n'était qu'un rêve
Ce n'était qu'un rêve
Mais si beau qu'il était vrai
Comme un jour qui se lève
Ce n'était qu'un rêve
Un sourire sur mes lèvres
Un sourire que j'ai gardé
Au-delà de mon rêve
Le soleil et ses rayons d'or
Les fleurs dansaient sur un même accord
Des chevaux blancs avec des ailes
Semblaient vouloir toucher le ciel
Vraiment j'étais au pays des fées
Ce n'était qu'un rêve
Ce n'était qu'un rêve
Mais si beau qu'il était vrai
Comme un jour qui se lève
Ce n'était qu'un rêve
Un sourire sur mes lèvres
Un sourire que j'ai gardé
Au-delà de mon rêve
Ce n'était qu'un rêve
Seul un oiseau blanc
Seul un oiseau blanc
Connaît le cur de l'océan
Oui seul un oiseau blanc
Connaît le vent
Il a parcourut tous les ici tous les ailleurs
Pense a ce qu'il a vu d'en haut en quelques heures
Je suis comme la mer comme un pays d'ailleurs
Seul un oiseau blanc
Connaît mon cur
Seul un oiseau blanc
Me parle de mon âme
Seul un oiseau blanc
Me connaît vraiment
Je peux tout lui dire
Ce que je pense de plus fou
Qui pourrait faire sourire les gens chez-nous
Il est mon ami
Je n'ai pas peur de lui parler
Il gardera pour lui le nom de mon secret
Je suis comme la mer comme un pays d'ailleurs
Seul un oiseau blanc
Connaît mon cur
Seul un oiseau blanc
Me parle de mon âme
Seul un oiseau blanc
Me connaît vraiment.
T'ire l'aiguille´
Tire... tire... tire... l'aiguille, ma fille
Demain, demain tu te maries mon amie
Tire... tire... tire... l'aiguille, ma fille
Ta robe doit être finie
Sous tes doigts naissent des fleurs
Faites de paillettes de diamant
Le diadème d'oranger, porte-bonheur
Est entre les mains de ta maman
Laï Laï Laï Laï Laï Laï Laï Laï, tire tire l'aiguille ma fille
Laï Laï Laï Laï Laï Laï Laï Laï, tire tire l'aiguille ma fille !!
Ta chambre est couverte de petits bouts de soie
Le chat, sur le tapis s'en donne à cur-joie
Près du feu qui danse, le fauteuil se balance
Et berce ton père endormi
Ta maman, sans dire un mot
Achève de plier ton trousseau
Ton papa saura demain, après le bal
Qu'un mariage coûte... bien du mal
Laï Laï Laï Laï Laï Laï Laï Laï, tire tire l'aiguille ma fille
Laï Laï Laï Laï Laï Laï Laï Laï, tire tire l'aiguille ma fille !!
La lumière de la lampe fume et chancelle
Tes yeux se couvrent d'un rideau de dentelle
Ne les laisse pas se fatiguer mon amie
Demain il faut être jolie
Et quand l'orgue chantera
Lorsqu'enfin tu lui prendras le bras
Puissent des millions d'étoiles, au fil des heures
Semer votre route de bonheur
Laï Laï Laï Laï Laï Laï Laï Laï, tire tire l'aiguille ma fille
Laï Laï Laï Laï Laï Laï Laï Laï, tire tire l'aiguille ma fille !!
Les roses blanches
C'était un gamin, un gosse de Paris,
Pour famille il n'avait qu' sa mère
Une pauvre fille aux grands yeux rougis,
Par les chagrins et la misère
Elle aimait les fleurs, les roses surtout,
Et le cher bambin tous les dimanche
Lui apportait de belles roses blanches,
Au lieu d'acheter des joujoux
La câlinant bien tendrement,
Il disait en les lui donnant :
"C'est aujourd'hui dimanche, tiens ma jolie maman
Voici des roses blanches, toi qui les aime tant
Va quand je serai grand, j'achèterai au marchand
Toutes ses roses blanches, pour toi jolie maman"
Au printemps dernier, le destin brutal,
Vint frapper la blonde ouvrière
Elle tomba malade et pour l'hôpital,
Le gamin vit partir sa mère
Un matin d'avril parmi les promeneurs
N'ayant plus un sous dans sa poche
Sur un marché tout tremblant le pauvre mioche,
Furtivement vola des fleurs
La marchande l'ayant surpris,
En baissant la tête, il lui dit :
"C'est aujourd'hui dimanche et j'allais voir maman
J'ai pris ces roses blanches elle les aime tant
Sur son petit lit blanc, là-bas elle m'attend
J'ai pris ces roses blanches, pour ma jolie maman"
La marchande émue, doucement lui dit,
"Emporte-les je te les donne"
Elle l'embrassa et l'enfant partit,
Tout rayonnant qu'on le pardonne
Puis à l'hôpital il vint en courant,
Pour offrir les fleurs à sa mère
Mais en le voyant, une infirmière,
Tout bas lui dit "Tu n'as plus de maman"
Et le gamin s'agenouillant dit,
Devant le petit lit blanc :
"C'est aujourd'hui dimanche, tiens ma jolie maman
Voici des roses blanches, toi qui les aimais tant
Et quand tu t'en iras, au grand jardin là-bas
Toutes ces roses blanches, tu les emporteras".